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le groupe Méo-Fichaux fait décoller ses capsules

10 Juil

 

 

 

 

 

Le seul segment des capsules représente déjà près de 30 % des ventes de Méo-Fichaux , et connaît une croissance très soutenue de 15 à 20 % l’an

Le torréfacteur indépendant lance une ligne de production robotisée de capsules.
Capable de produire 1.000 unités par minute, elle représente un investissement de 8 millions d’euros.

Méo-Fichaux peut se féliciter d’avoir fait le pari des capsules il y a plusieurs années. Le groupe nordiste, issu du rapprochement des deux entreprises familiales Méo et Fichaux en 2012, s’est lancé très tôt dans le café portionné. Après une première expérience dans les dosettes souples en 2001, c’est surtout à partir de 2013 que la PME a lancé une fabrication de capsules compatibles avec les machines Nespresso. Il a développé deux ans plus tard les capsules hermétiques, avec de nouvelles références, puis en 2016 des capsules IML (imprimables). Le groupe ouvre aujourd’hui une nouvelle étape avec la mise en route d’une ligne ultramoderne et robotisée de capsules avec la plus forte capacité du marché, soit 1.000 unités par minute.

Il aura fallu 8 millions d’euros et de longs mois de mise au point pour que Méo-Fichaux prenne ainsi une position majeure sur le marché français. Ce potentiel est d’autant plus stratégique que le café portionné vient de passer en valeur devant le café moulu traditionnel sur le marché, bien avant l’échéance prévue par les prévisionnistes autour de 2019-2020. Méo-Fichaux produit déjà 35.000 tonnes de café, soit 14 % du marché français en volume, pour un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros (avec 240 salariés). Le seul segment des capsules représente déjà près de 30 % de ses ventes, et connaît une croissance très soutenue de 15 à 20 % l’an. La direction envisage déjà l’implantation d’une machine complémentaire pour soutenir la demande.

Techniquement, Méo-Fichaux travaille aussi au développement d’une capsule biodégradable, sans aluminium. « Ce qu’attend le consommateur, c’est une capsule compostable, recyclable et hermétique », analyse Gérard Méauxsoone, codirigeant de l’entreprise. Ce type de produit existe à base d’amidon de maïs et de papier recyclable, mais il lui manque l’effet barrière contre l’oxygène : le produit doit donc être vendu sous pochon plastique, sauf à altérer sa qualité. Méo-Fichaux mobilise sa recherche-développement pour trouver le chaînon manquant d’une capsule enfin recyclable.

Vers une montée en puissance des boutiques

Le groupe travaille avec 60 % des distributeurs français sous marque de distributeur, mais avec l’ensemble des acteurs sous sa propre marque, qui bénéficie d’une bonne notoriété dans le segment haut de gamme. Mais en termes de parts de marché, Méo reste modeste (3 %). Le groupe entend profiter de son nouvel outil pour soutenir sa marque et viser l’export, qui ne représente que 10 % des ventes aujourd’hui, notamment avec l’enseigne belge Colruyt. Un nouveau contrat doit démarrer en Grande-Bretagne.

Le développement passera aussi par une montée en puissance des boutiques. Méo en compte 4 (2 à Paris, 2 à Lille), après en avoir compté davantage jadis. Le concept doit évoluer vers un profil de coffee-shop. Mais si l’objectif est arrêté, aucun plan précis n’est fixé. Il s’agit de prendre la vague des nouvelles chaînes de cafés de type Notting Hill Coffee. « Avant on vendait du café et accessoirement on [en] buvait. Maintenant, c’est l’inverse », décrypte le dirigeant.

Olivier Ducuing, Les Echos

 

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