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Les capsules font vendre le café à dix fois son prix

19 Oct

Emmanuel Barraud | 19.10.2010 | 24heures.ch
Des Suisses ont pris du café et ils en ont fait de l’or. Chaque jour, des millions d’amateurs de «petit noir» dans le monde n’hésitent pas à le payer jusqu’à plus de 52€ le kilo, soit au maximum dix fois le prix du vrac, pour qu’il soit conditionné dans de petites portions individuelles de quelques grammes. Et toutes les capsules de Nespresso, leader mondial incontesté avec un chiffre d’affaires qui dépassera les 3 milliards de francs cette année, sont fabriquées en terres romandes, à Orbe et à Avenches.

Le coup de génie qui a permis cet élan vient d’ici. C’est le Vaudois Eric Favre, alors employé de Nestlé, qui a inventé le principe de la capsule puis créé et dirigé Nespresso.

Aujourd’hui, il fait à nouveau parler de lui. Déjà «dissident» de la multinationale veveysanne, qu’il avait quittée en 1989 avant de fonder Monodor à Saint-Barthélemy, il vient d’annoncer la création à Zurich, au sein du Groupe Monodor, d’un nouvel acteur sur ce marché. Mocoffee AG, dont il préside le conseil d’administration, fournit désormais les Suisses en capsules compatibles avec le système Delizio, dont les machines distribuées par Migros occupent le deuxième rang national.

Dans toutes les postes

Sans que la société n’ait eu besoin de dresser le moindre mur, Mocoffee est présent dans plusieurs milliers de points de vente: un accord signé avec La Poste rend ses cafés disponibles à chaque guichet postal. D’autres commerces suivront. Et bien sûr, les commandes en ligne sont elles aussi possibles. Le prix est le même (39 centimes) que celui des capsules Delizio, et Mocoffee se targue d’une capsule beaucoup plus écologique que celle de Nestlé, étant composée de polypropylène dont l’incinération n’est pas polluante.

2011, année-clé

L’irruption de ce «nouvel» acteur témoigne de la nervosité qui règne dans le monde du café en capsules. En France, le successeur d’Eric Favre chez Nestlé, Jean-Paul Gaillard, arrose déjà le marché avec les dosettes «Nespresso-compatibles» qu’il produit sous la marque Casino. Le groupe américain Sara Lee fait de même avec Maison du Café.

Les raisons de cette agitation? Le fait qu’une partie des plus importants brevets qui protègent Nespresso, déposés en 1991, arrivera à échéance l’an prochain. D’où la volonté pour tous ces acteurs de se profiler dans un marché dont la croissance sera encore phénoménale. «J’estime que 20 à 25% des cafés bus dans dix ans proviendront de capsules, analyse Eric Favre. Cela représente un potentiel de 150 milliards de pièces par an, soit 10 à 12 fois la production actuelle.» Une façon de dire qu’il y aura de la place pour plusieurs acteurs. «Beaucoup essayeront. Mais à terme, il ne devrait rester que trois à quatre leaders», pense-t-il.
5 à 6 milliards de cafés

En Suisse, sur 5 à 6 milliards de cafés consommés annuellement, 1 milliard viendrait des capsules. Il s’en vendrait deux fois plus sous la marque Nespresso que sous Delizio. Mocoffee deviendra un second rôle important, avec sa capacité de production de 120 millions de capsules.

Et Monodor restera une marque «différente», souligne Eric Favre, avec des capsules plus grandes (11 grammes contre 6,5 pour Mocoffee) permettant de confectionner des cafés longs, du chocolat ou même des bouillons. Qui ne sont que le début (lire ci-dessous) de ce que la technologie d’Eric Favre permettra encore de développer.


Redonner aux jeunes Chinois le goût du thé

Le nouveau projet d’Eric Favre et de son épouse Anna-Maria marquera la fin de l’année… chinoise, en janvier prochain. Le couple d’entrepreneurs vaudois lancera en Chine leur nouveau concept, Tpresso. Il applique au thé tous les développements de la capsule au sein de Nespresso (qui a lancé récemment son propre système nommé Special T), puis de Monodor. L’ambition? Rien moins que «rajeunir l’image du thé au pays qui l’a vu naître», explique Eric Favre. Les jeunes d’aujourd’hui lui préféreraient l’alcool, moins «ringard».

Pour bien marquer le produit du sceau de la qualité et du luxe, chaque capsule sera millésimée et portera le nom du jardin où ont été cueillies les feuilles. «Rien qu’en Chine, 30 millions de personnes ont les moyens de se l’offrir», assure-t-il.

One Response to “Les capsules font vendre le café à dix fois son prix”

  1. Nicolas 11 mars 2011 at 22 h 11 min #

    Faut pas prendre les chinois pour des idiots,

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